Coule de source

Je ne sais pas ce que je t'ai fait. Et je crois que je ne veux pas le savoir. Je suis dans le brouillard. Légèrement dans le coltar. J'en veux un peu à tout le monde. J'en veux un peu à moi-même. Je ne sais pas si je dois me flinguer ou tuer tout le monde. Tout ces gens pour qui tout coule de source dans ce monde divisé et cloisonné, où les seuls points de contacts sont les lieux et moyen de transports.

Tu crois pas si bien dire quand tu penses que demain ira mieux. Mais pour qui ? Pour quoi ? J'ai envie de partager ton idée et ton idéal et que tu t'attaches à un peu plus à cette mélancolie et cette torture mentale qui me paralyse complètement quand il s'agit de faire des choix. Je sais, je suis à poil à ce moment précis. Je me suis mis à nu et j'en ai plus rien à faire.

Une glace, un miroir et j'explose. Dieu que je hais de me prendre en photo et de voir toutes les imperfections de ma peau, qui vieillie, vieillie, vieillie de plus en plus et irrémédiablement. Un truc sur lequel je n'aurais jamais de prise. Je ne peux rien arrêter, je sais. Je ne peux qu'avancer. Comment retrouver ce sentiment d'immortalité ?

Je me suis dit que le monde était moche. Et je me suis dit aussi qu'il y avait quelques fenêtre de tirs intéressantes ou flinguer du bonheur était libératoire. J'ai compris que c'était pas comme ça que la vie fonctionnait. Que tout était codifié, archivé, classer, enfermé dans des numéros et des cases. Qu'on était des cellules, des atomes et tout un tas de choses sur lesquelles on pouvait agir pour aller mieux ou non. Qu'il suffisait de sourire ou rire dans un journée pour que ton organisme se porte mieux. Qu'il fallait pleurer et être énervé pour que ça soit le contraire. Voire même fatigué. Très fatigué.

J'ai compris ça, mais je ne suis pas au bout de mes peines. Quand tu me regardes, j'ai envie de partir. Si demain quelque chose à une importance, alors il faudra que je prenne ce foutu train. Que je me dise que le temps gris dehors n'est que passager et qu'il parait que le soleil brille quelque fois, comme ces petits matins où un rayon de soleil annonce une lendemain qui va forcément chanter. Forcément.

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